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Santé

Covid-19 : ces 4 signes annonciateurs qui laissent penser que la seconde vague en France est proche

Pour de nombreux épidémiologistes, la probabilité d'une seconde vague de Coronavirus en France est très forte. Voici pourquoi.

Des Français se protégeant contre le covid-19 avec des masques.
Quatre indices laissent présager l'imminence d'une seconde vague de Coronavirus en France. Source : PXHere.
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Va-t-on parvenir à bout de la pandémie mondiale de Covid-19 ? Alors que l’Allemagne et le Portugal confinement à nouveau leur population et que la Guyane fait face à une situation alarmante ; la question se pose. En effet, la pandémie de Coronavirus est loin d’être terminée.

En France, pourtant, un certain relâchement se constate. Les gestes barrières ne sont plus appliqués de manière stricte et les distanciations sociales ne sont plus forcément de mise. D’ailleurs, cinq régions de l’Hexagone sont à nouveau durement touchées par le virus

L’automne, qui ne tardera pas à arriver, fait également craindre aux épidémiologistes des conditions favorables au Covid-19. Regroupés, ces indices font dire aux scientifiques que l’arrivée d’une seconde vague de Coronavirus en France est très probable.

Premier indice : les épidémiologistes sont alarmants

Dans tous les médias, les épidémiologistes ne cessent de clamer la conviction suivante : une seconde vague de Covid-19 aura lieu. Tous tentent de rappeler aux Français l’importance du respect des mesures sanitaires, en vain.

Tandis que les beaux jours arrivent et que les statistiques sanitaires sont à la baisse, les Français se relâchent. 

Pour preuve, la fête de la musique le 21 juin 2020. Plusieurs villes de France ont ainsi été le théâtre d’importants regroupements de fêtards, sans aucune protection. À Paris notamment, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser la foule, qui ne respectait absolument pas les gestes barrières.

A Paris, les fêtards se réunissent sans protection pour le fête de la musique 2020
Les Parisiens se réunissent sans protections ni mesures de distanciation pour fêter l’été, le 21 juin 2020.
Source : capture d’écran vidéo LCI – Twitter.

Hors, comme le rappelle le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique en charge de conseiller les autorités françaises : le virus est toujours présent. Une conviction partagée par le ministre de la Santé Olivier Véran, pour qui « le virus recule, mais il circule toujours ». 

Certains vont même plus loin, à l’instar de Martin Blachier, médecin épidémiologiste spécialiste de santé publique. Invité sur France 5, ce spécialiste l’affirme : 

« Une seconde vague de Covid-19 est inévitable en France. Elle devrait intervenir durant la deuxième quinzaine d’août ».

Second indice : dans cinq régions de France, le taux de reproduction (RO) du Covid-19 est supérieur à 1

Le taux de reproduction (RO) est un indicateur permettant d’évaluer la circulation du Coronavirus en France. Il s’agit du nombre moyen de personnes infectées par le virus. « Une valeur supérieure à 1 exprime une tendance à l’augmentation du nombre de cas », explique Santé publique France.

Hors, entre le 6 et le 12 juin 2020, cinq régions de France présentent un taux de RO supérieur à 1. « En Normandie, le taux de reproduction effectif du virus a augmenté cette dernière semaine, jusqu’à dépasser le seuil d’alerte fixé à 1,5. Ce chiffre est désormais de 1,6 », indique la Direction générale de la santé. 

Quatre autres régions françaises possèdent un taux de RO supérieur à 1 : l’Auvergne-Rhône-Alpes (1,02), l’Occitanie (1,51), la Martinique (1,57) et la Guyane (2,59). Le Covid-19 circule donc activement dans ces territoires.

Des soignants qui se protègent contre le coronavirus.
En France, cinq régions possèdent un RO supérieur à 1. Le Covid-19 est donc encore bien présent.
Source : PXHere.

Troisième indice : la pandémie mondiale de Covid-19 s’accélère

Nous avons tous pu le constater, la mondialisation entraîne inévitablement une circulation accrue du Coronavirus dans le monde entier. Si en France, certains peuvent avoir l’impression que le pire est derrière nous, ils se trompent. 

Le directeur général de l’OMS tient d’ailleurs à le rappeler : « Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas de coronavirus soit signalé. Le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours », déclare Adhanom Ghebreyesus, ce lundi 22 juin. 

« Cela démontre que la pandémie continue de s’accélérer. »

Aux Etats-Unis, le Coronavirus a fait plus de 120 000 victimes et le virus est plus que jamais virulent en Asie et en Amérique du Sud. Alors que le Covid-19 a contaminé près de 9 millions de personnes dans le monde, l’OMS déplore le déconfinement des populations

Par ailleurs, plusieurs pays sont déjà frappés par une seconde vague de Coronavirus : l’Iran, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

La pandémie mondiale de covid-19 s'accélère.
A l’échelle mondiale, la pandémie de Covid-19 s’accélère.
Source : Pexels.

Quatrième indice : le Coronavirus serait sensible à la saisonnalité

Dernier indice qui laisse craindre une seconde vague du virus en France : la saisonnalité

« Si on regarde l’historique des grandes pandémies de virus respiratoires, on voit que huit sur dix régressent dans les pays européens de manière spontanée durant l’été. En revanche, vous en avez cinq sur dix qui récidivent à l’automne », explique Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

Un avis que partagent ce lundi 22 juin 13 autres membres de ce même conseil. Le groupe d’experts, en charge d’aiguiller le gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire, affirme : 

« Une intensification de la circulation du Covid-19 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable. »

Ainsi, la question n’est pas tant de savoir si une nouvelle vague de contamination aura lieu, mais « quand » est-ce qu’elle surviendra et « de quelle ampleur » sera-t-elle. Ces mots, ceux de la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, font craindre le pire. Andrea Ammon en est certaine : 

« Maintenant que l’on voit clairement les infections baisser, les gens pensent que c’est fini. Mais ça ne l’est pas ».

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