Un agent de propreté de Paris est licencié après la publication d’une photo de lui en pleine sieste : il se défend et donne sa version

La photo date de septembre 2018, mais c’est maintenant qu’elle crée le buzz. Adama Cissé, un agent de propreté de Paris, tient à remettre les choses à leurs places : son licenciement est injuste et la photo est hors contexte.

L'avocat d'Adama exige des compensations pour licenciement abusif
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Allongé devant une boutique, Adama semble se reposer alors qu’il porte encore ses vêtements de travail. À son insu, une riveraine le prend en photo et partage le cliché sur les réseaux sociaux. « Voilà à quoi servent les impôts locaux des Parisiens à payer les agents de propreté à roupiller », écrit-elle. « On comprend pourquoi Paris est si dégueulasse ».

Licencié pour faute grave

Un mois plus tard, en octobre 2018, Adama Cissé est licencié pour faute grave. Un renvoi que l’homme de 37 ans ne comprend pas et conteste en portant plainte contre son ex-employeur. Aux prud’hommes de Créteil, il donne sa version des faits : « En général, ce sont des pauses de 20 minutes. J’avais une douleur au pied gauche que je ne supportais plus. Et à un moment, je me suis allongé. Une inconnue est passée, m’a demandé ce qu’il m’arrivait. Et elle a pris la photo. »

« Aujourd’hui, on a des juges à chaque coin de rue avec leur smartphone, prêt à juger n’importe qui », soulève-t-il. « Ils (la société Polysotys, ndlr) ne se sont pas plaints d’une mauvaise prestation, mais d’une mauvaise image », a-t-il déclaré à la fin de l’audience. Son avocat demande l’annulation du licenciement pour faute grave et des compensations financières.

La photo a été envoyée à plusieurs médias par Catherine via Facebook et Twitter (Crédit: Facebook)

Le soutien de la ville de Paris

Pour lui, cette photo n’est pas une « preuve acceptable » pour expliquer la faute grave. Adama dispose également du « droit à l’image », interdisant de poster les photos de n’importe qui sur Internet sans son consentement. « Les salariés qui travaillent dans la rue, visibles de tous et qui peuvent être photographié à leur insu ont des droits largement autant que les autres qui sont des bureaux », dénonce Paul Simondon, adjoint chargé de la Propreté.

La mairie de Paris soutient aujourd’hui l’homme et l’invite à passer le concours d’agent de propreté de la ville. La décision de justice a été mise en délibéré au 19 juin.

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