Licenciement d’un éboueur après sa sieste : et si on faisait la même chose à l’Assemblée nationale ?

Adama Cissé avait été photographié par une passante, allongé dans la rue, pendant sa pose. Son employeur l’avait alors licencié pour faute grave. Cette décision, aujourd’hui contestée par l’homme, fait l'objet d'une plainte au prud’homme.

L'homme reçoit de nombreux soutien, malgré quelques détracteurs (Crédit: Facebook)
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L’affaire fait beaucoup parler d’elle depuis quelque temps. Adama Cissé avait été licencié en octobre 2018 suite à la publication d’une photo de lui sur les réseaux sociaux. Un mois plus tôt, l’homme, souffrant d’une douleur au pied, profite d’une pause pour retirer ses chaussures et s’allonger. Une passante l’aurait alors photographié avant de se plaindre sur Twitter et Facebook.

Aujourd’hui, un an et demi plus tard, l’affaire est portée devant la justice par Adama. L’homme, licencié pour faute grave, conteste les reproches de son employeur. De nombreuses personnalités ont pris parti pour l’ex-éboueur. Comme Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, ou la mairie de Paris.

Une comparaison bien trouvée

Les voix s’élèvent également sur les ondes radio, notamment sur RMC, où Étienne Liebig, écrivain et musicien, s’est permis une comparaison réaliste. « Si on fait la même chose avec les sénateurs et les députés qui dorment à l’Assemblée nationale et au Sénat, on risque d’en licencier beaucoup. Ceci dit, ceux qui dorment, c’est en général, parce qu’ils ont fait les séances de nuit et les autres ne dorment pas parce qu’ils étaient dans leur lit », ironise le chroniqueur des « Grandes Gueules ».

La décision du conseil des Prud’hommes de Créteil sera rendue le 19 juin.

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