« Le violentomètre »: un outil pour aider les jeunes femmes à s’échapper d’une relation toxique

Appelé le violentomètre, cet outil permet de savoir si votre relation est saine ou non.

Le violentomètre est découpé en 24 graduations qui vont de l'acceptable à l'inacceptable (Crédit: PxHere/Centre Hubertine Auclert)
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Alors qu’il est toujours plus difficile de savoir si une relation est toxique ou pas lorsque l’on se met en couple, il est important de se rappeler qu’un coup donné est, déjà, un coup de trop. Il faut parfois savoir prendre du recul pour se rendre compte que la relation entamée est malsaine et qu’elle vous entraîne dans une direction qui n’est bonne pour personne. 

Pour aider les femmes et les hommes à se rendre compte de cela, l’observatoire des violences faites aux femmes et l’association En Avant Toute(s) ont mis au point un outil qui permet de se repérer sur l’échelle de la violence : le violentomètre

Une échelle des valeurs 

C’est fin 2018 que ce dispositif est imaginé mais il faut attendre juin 2019, et le lancement par le gouvernement français d’un compte Twitter pour alerter sur les violences sexuelles et sexistes, pour que le violentomètre fasse parler de lui. 

Son objectif est de déterminer objectivement si la relation est saine ou si, au contraire, elle ne débouchera sur rien de positif. Grâce à une échelle de valeurs fixe, très détaillée, il est possible de comprendre si on se trouve sous l’emprise du conjoint. 

Parmi les 24 points de graduations, qui vont du vert (ok) au rouge (danger), on retrouve “A confiance en toi”, “accepte tes amies”, qui sont les points positifs puis, plus loin, “rabaisse tes opinions et projets”, “t’isole de ta famille et de tes proches” ou encore “t’oblige à avoir des relations sexuelles”. 

Testé et approuvé 

L’outil est déjà utilisé dans plusieurs départements français. Il avait été testé dans un lycée de l’Île-de-France, pour sensibiliser les jeunes femmes mais également les hommes, les victimes comme les bourreaux, les jeunes et les plus âgés. 

Bien que les femmes soient le plus souvent les victimes de ces violences (une femme est tuée tous les deux jours en France, tous les dix jours en Belgique), certains hommes en sont également victimes. 

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