Tique géante : sa présence est confirmée aux portes de la Belgique

Plus grosses et plus agressives, elles peuvent être porteuses de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo2 min


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Après la France et les Pays-Bas, le Luxembourg est également sous la menace de la « tique géante ». Un spécimen a été repéré à Dudelange, à 30 kilomètres d’Aubange. Trois fois plus grosses que ses congénères européens, ces espèces de tiques peuvent être porteuses du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Une maladie pouvant être fatale pour l’homme.

Elles préfèrent traquer ses proies plutôt que de l’attendre venir à elles

Dernièrement, l’inspection sanitaire grand-ducale a recensé la présence de la tique Hyalomma marginatum à la frontière de Luxembourg. Une espèce plus grosse et plus agressive. Elle est reconnaissable par ses pattes rayées et à leur taille : triplement plus grandes pouvant atteindre les 2 centimètres.

À la différence de leurs cousines, les tiques géantes n’attendent pas que leurs cibles viennent à elles. Elles préfèrent les pourchasser, même jusqu’à 100 mètres, cela pendant plusieurs minutes. Souvent, elles choisissent des oiseaux migrateurs comme hôte, ce qui leur permet notamment de migrer d’un pays à un autre.

Elles peuvent être porteuses de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Outre leur apparence particulièrement effrayante, la morsure de ces espèces de tiques peut s’avérer très dangereuse. En effet, elles peuvent véhiculer le virus responsable de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Une maladie pouvant provoquer des flambées de fièvre hémorragique virale sévère et qui peut être mortelle si elle n’est pas traitée à temps. D’après le rapport de l’Organisation mondiale de la santé, son taux de mortalité est estimé à 10 et 40 %. Et pour l’heure, il n’existe aucun vaccin pour prévenir la maladie que ce soit pour l’homme ou pour l’animal.Une information inquiétante vu que dans la province de Luxembourg, le risque de se faire mordre par une tique est très important. Étant donné que la région est en majorité boisée.

En 2018, le centre fédéral de recherche Sciensano a recensé 224 cas de morsures sur 100 000 habitants. Pour la même année, le site TisquesNe a également rapporté que le risque de morsures dans plusieurs communes de la province est très élevé. En Belgique également, à Bouillon, Herbeumont, Wellin, Tellin, Houffalize, La Roche, Rendeux et Manhay dont les chiffres ont atteint les 500 par 100 000 habitants.