Pire que le pervers narcissique, voici l’ « L’enflure toxique »: comment le repérer ?

Êtes-vous une enflure toxique ?3 min


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Dans son livre intitulé « La contagion émotionnelle », le chercheur en psychologie sociale Christophe Haag analyse un nouveau type de parasites sociaux appelés « enflures toxiques ». Au lieu de s’attaquer à une seule personne, elles menacent l’existence même du groupe.

Pire que le pervers narcissique

Christophe Haag définit l’enflure toxique comme une personne machiavélique, elle n’a aucune empathie et cherche toujours à faire du mal à son entourage. Comme le pervers narcissique, elle s’attaque à ses victimes en les rabaissant petit à petit jusqu’à ce qu’ils se sentent totalement dévalorisés.

Contrairement au pervers narcissique qui se concentre sur un seul individu, l’enflure toxique veut dominer tout un groupe sans ressentir la moindre culpabilité. Pour arriver à ses fins, elle n’hésite pas à exploiter la faiblesse des autres. Et surtout, elle souhaite forger le monde à sa façon. Elle agira de manière à ce que ses proches finissent par lui ressembler.

L’enflure toxique peut être un ami, un conjoint, un collègue de travail ou un membre de la famille. Le psychologue social fournit quelques pistes pour faciliter leur identification : « Leur passe-temps consiste à se plaindre souvent, à tenir régulièrement des propos inappropriés qui tombent comme un cheveu sur la soupe… Au travail, elles confondent vie privée et vie professionnelle en racontant des choses intimes de leur vie à qui veut l’entendre pour donner l’illusion d’être cool ou accessibles. »

Comment lutter contre ces parasites ?

Selon le chercheur, ignorer une enflure toxique est impossible. Vous pouvez les laisser faire, mais tôt ou tard, vous allez vous rendre compte que leurs agissements vous agacent au plus haut point. Au travail, leur présence provoquera plusieurs problèmes : « troubles psychosomatiques, démotivation, mal-être, dépression, burn-out… ».  Adopter une réaction extrême est également risqué. Si vous décidez de vous mettre en travers de leur chemin, vous pouvez alors être sûre qu’elles vous le feront payer.

La meilleure astuce consiste à se servir de leurs remarques pour s’améliorer. Au lieu de monter sur ses grands chevaux, il est primordial de rester calme, les écouter afin de déterminer si elles ne mettent pas le doigt sur un problème encore irrésolu. De cette façon, on évite la contamination tout améliorant sa propre estime.

Ensuite, mieux vaut prévenir que guérir. Les DRH ont un rôle crucial à jouer au sein d’une entreprise. Ils pourront détecter en amont les enflures toxiques en faisant passer des tests d’intelligence émotionnelle aux candidats. De cette manière, ils préserveront la santé de leur société.

Comment savoir si on n’est pas soi-même une enflure toxique ?

Malheureusement, tout le monde peut être une enflure toxique. Christophe Haag  pose une série de questions dans son livre, le lecteur répondra par oui ou non. La probabilité est proportionnelle au nombre de réponses positives.

Parmi ces questions, on peut voir : « il m’arrive souvent d’envoyer des e-mails qui peuvent, de par leur contenu et leur ton, heurter les destinataires ? », « Il m’arrive d’envier la réussite d’autres collègues que je finis par détester » ou encore « Je pense qu’au travail, il faut systématiquement stresser les gens pour qu’ils bougent et performent mieux ».

Bref, il est essentiel de réfléchir à ce que l’on fait au lieu de regarder constamment vers les autres.

Et vous, vous pensez être une enflure toxique ? En tout cas, n’hésitez pas à partager l’article avec vos amis.


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