«On voulait décompresser»: après avoir torturé et tué Valentin, ils ont organisé une soirée chez Belinda

Horreur : Le récit du calvaire de Valentin, 18 ans, jeté dans la Meuse en Belgique après plusieurs heures de tortures et d’humiliation3 min


13 shares

Valentin Vermeesch, 18 ans, souffre d’un léger retard mental. Drogué, torturé, violé, « ses cinq amis » l’ont lancé dans la Meuse, les mains menottées dans le dos.

La soirée du 26 mars 2017 avait débuté avec un jeu d’action ou vérité, que l’accusé avait proposé. En pratique, c’est finalement le seul Valentin qui s’est retrouvé avec une série de gages, des bières à boire cul-sec, un joint sans tabac à consommer. Faire subir des humiliations à Valentin a vite été plus amusant, aux yeux des accusés.

« Il pleurait »

Vers 21h40, la grand-mère de Valentin a téléphoné, mais Alexandre et Belinda ne lui ont pas passé son petit-fils. « Il pleurait, on ne voulait pas l’alarmer », a confié l’accusé. Il pleurait parce que Dorian s’était emparé d’un couteau, placé sur la gorge de Valentin. Il y avait eu une première scène (sur trois au total) de masturbation forcée

« Toujours sous la menace du couteau, sinon il ne voulait pas le faire », a commenté Alexandre Hart, en détaillant : « On l’intimidait, on lui disait que ce serait dangereux s’il ne le faisait pas. Sur le moment même, je trouvais ça amusant. » Il y a ensuite eu des coups, dans l’appartement. Des coups de poing, au visage, à la tempe. Des coups de pied dans les côtes, dans le dos.

Dorian Daniels avoue avoir eu l’idée du viol avec des objets

« Il a perdu connaissance plusieurs fois », a expliqué l’accusé. « Là, je restais en retrait, je leur disais des biesses phrases du genre ‘quand tu veux tu peux, t’as pas besoin de moi’ ». L’accusé de poursuivre : « Ils voulaient régler leurs comptes, Loïck parce que Valentin aurait touché les fesses de sa copine, et pour Dorian c’est parce que Valentin aurait dragué sa sœur. C’est vrai que j’avais dit à Loïck que Valentin était gay, parce qu’il m’avait dit qu’il était homophobe, ça l’a encouragé ».

Au fil de la soirée, les sévices ont été plus sadiques encore : viol avec un bic puis une bouteille, obligation de boire de l’urine, coupures au rasoir sur les jambes et les bras… Les voisins s’étant plaints du bruit, le groupe avait ensuite migré vers un parking déserté.

Un des accusé reconnaît avoir donné en début de soirée deux coups de poing à Valentin parce qu’il avait regardé sa copine

« Je me suis déchaîné »

« Là, j’ai pété les plombs, je me suis déchaîné sur lui », a reconnu l’accusé. Ils étaient revenus à l’appartement, avec Valentin fort mal en point, et la violence avait repris de plus belle : « C’était une scène de barbarie », avait déclaré Dorian Daniels. « Oui, on peut dire ça comme ça », a reconnu Alexandre Hart, qui a admis avoir écrasé les parties génitales de Valentin, avec son pied.

« Ça devait être très douloureux ? », lui a demandé la présidente. « Oui, je pense », a-t-il répondu. « Personne n’a demandé à ce que l’on mette fin à tout cela ? » « Non, personne, de toute la soirée je n’ai pas entendu ça », a répondu Hart.

Il était 4h du matin, les jeunes se sont dit qu’ils avaient été trop loin et se sont mis autour de Valentin, qui les suppliait, pour évoquer sa mise à mort. « Belinda et moi, nous disions qu’il devait mourir car sinon il nous dénoncerait. Killian voulait qu’on l’attache, les autres disaient de le laisser partir. Ils disaient que si on voulait le mettre à l’eau, on n’avait qu’à faire ça tous seuls. »

« Valentin boitait, il fallait être à deux pour le soutenir jusqu’au bord de la Meuse. Je l’ai poussé, mais il apposait énormément de résistance. À un moment il est parti tout seul, je ne sais pas si c’est lui qui s’est laissé tomber ou si c’est Belinda qui m’a aidé. J’ai entendu un bruit comme une pierre qui tombait dans l’eau, je ne regardais pas. » Le lendemain, ils ont organisé une autre soirée, chez Belinda. « On voulait décompresser », a expliqué l’accusé.


13 shares