Un champignon mortel se propage très rapidement, il crée la panique dans le milieu médical

"Les gouvernements et les institutions n’osent pas communiquer dessus parce que ça risque d’effrayer les patients"2 min


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Encore inconnu du grand public, Le Candida auris se propage a une vitesse vertigineuse et se présente comme la prochaine menace sanitaire mondiale.

Il s’agit d’un champignon microscopique qui devrait faire grand bruit dans les prochaines années, si aucune solution n’a été trouvée pour l’éradiquer.

Aux quatre coins de la planète, il se propage à une vitesse qui inquiète fortement le milieu médical.

Découvert en 2009 en Asie.

Le Candida auris a été découvert au Japon en 2009 pour la toute première fois et se présente sous l’aspect d’une sorte de levure.

Il provoque une mycose dans le corps extrêmement dangereuse. Il s’attaque aussi bien aux oreilles qu’aux voies urinaires ou au réseau sanguin, se manifeste à travers des symptômes « ordinaires » (fièvre, courbatures et fatigue) mais qui peuvent se révéler fatals chez les personnes dites immunodéprimées.

Les personnes les plus menacées sont donc celles qui ont un système immunitaire immature et affaibli, comme les jeunes enfants, les personnes âgées ou les patients souffrant d’une maladie auto-immune. Il tuerait près de la moitié de ceux qui le développent en 90 jours.

S’il survit très bien sur un être vivant, il s’adapte également à d’autres surfaces, comme les murs, les meubles…

Comment est il apparu ?

Les journalistes du New York Times ont compilé plusieurs témoignages de chercheurs qui expliquent comment l’utilisation généralisée de fongicides, dans l’agriculture notamment, a contribué à l’apparition de champignons résistants à tous les traitements et médicaments disponibles pour soigner les humains.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en l’absence de politique adaptée, 10 millions de personnes dans le monde pourraient mourir de ces infections en 2050.

En 2016, l’hôpital royal Brompton à Londres a ainsi été fermé dix jours en 2016 pour être décontaminé, tandis que 372 personnes ont été contaminées entre 2016 et 2017 dans un hôpital de Valence en Espagne.

La levure microscopique se serait également répandue dans une unité néonatale au Venezuela et dans d’autres établissements en Inde, Pakistan et en Afrique du Sud au cours des cinq dernières années.

« Les gouvernements et les institutions n’osent pas communiquer dessus parce que ça risque d’effrayer les patients », soulignent les auteurs de l’article du New York Times.

Et en France?

Le Centre national de référence (CNR) Mycoses invasives et antifongiques (Institut Pasteur) a pour fonction, entre autres, de signaler des infections en France. Et ce dernier assure qu’il n’y a pas de situation épidémique en France et que, depuis 2013, seuls deux cas isolés ont été identifiés.


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