Une lettre inédite de Coluche annonçant son retrait de la Présidentielle de 1981 vient d’être publiée

Coluche avait détaillé les raisons de son retrait de la présidentielle dans cette lettre publiée par Le Monde2 min


138 shares

Quand Coluche avait présenté sa candidature à l’élection présidentielle de 1981, tout le monde avait pris cette annonce comme une plaisanterie. Mais elle était devenue très sérieuse au point où les sondages indiquaient plus de 16 % d’intentions de vote en sa faveur…

Mais alors que sa campagne battait son plein, l’humoriste, qui a séduit le peuple en voulant « reconquérir les abstentionnistes » tout en « donnant la parole à tous ces Français à qui on ne la donnait plus », renonce soudainement au poste suprême le 16 mars 1981…

Presque quarante ans plus tard, le journaliste Laurent Telo, qui travaille pour Le Monde, décide de replonger dans ses aventures politiques. C’est alors au cours de ses recherches que le cinéaste et ancien allié politique de Coluche, Romain Goupil, lui confie une lettre écrite par l’humoriste après son retrait de la course à l’Elysée.

« J’arrête. Je ne suis plus candidat »

C’est avec ces mots que Coluche commence cette fameuse lettre confiée à son ami Romain Goupil. Dans celle-ci, il détaille les raisons pour lesquelles il a pris la décision de ne plus se présenter comme candidat à l’élection. « Je suis interdit à la radio, à la télé, tous ceux qui ont essayé de me soutenir se sont fait virer, la grande presse fait le silence », lance le comique qui voulait pourtant « s’amuser et amuser les autres dans une période d’une grande tristesse et d’un grand sérieux. »

« J’espère qu’un jour la France aura un gouvernement qui s’occupe des Français plus que des intérêts de sa famille et de ses copains », poursuit-il un peu plus loin. « J’espère qu’un jour les jeunes pourront se promener dans les rues sans que la police ne les agresse. Qu’un jour les vieux auront une retraite décente et qu’ils pourront s’arrêter de travailler à un âge où l’on peut encore profiter de la vie » !

Coluche en avait aussi profité pour faire part des menaces de mort dont il a fait l’objet… « Amusez-vous bien, mais sans moi », lance-t-il pour terminer sa lettre.


138 shares