Suisse : une maison de retraite soigne des retraités avec du cannabis 

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Depuis quelques années, de nombreuses études médicales ont révélé les vertus apaisantes du cannabis médical sur des patients souffrant de stress, de nausées ou bien de spasmes musculaires. D’ailleurs, de nombreux pays, comme la Suisse, autorisent désormais l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques.

À Genève, l’établissement médico-légal des Tilleuls, commence à se rendre compte des bienfaits du cannabis sur une douzaine de résidents en leur prescrivant du CBD, un cannabis thérapeutique contenant moins de 1 % de THC (tétrahydrocannabinol).

Ces tests menés sur 12 résidents ont débuté fin 2017 et font partie d’une étude menée avec des hôpitaux universitaires genevois (HUG). Après avoir longtemps utilisé des médicaments pharmaceutiques sans effets sur les patients, l’établissement avait décidé d’utiliser cette alternative pour soulager leurs douleurs. Et, selon James Wampfler, directeur de la maison de retraite, quelques gouttes d’huile de CBD ont suffi pour améliorer considérablement l’état des 12 participants.

En l’espace de quelques mois (de décembre 2017 à mai 2018), les équipes soignantes et même les proches avaient constaté une baisse de l’anxiété, une réduction des douleurs musculaires, et même une amélioration des capacités à se mouvoir chez les résidents qui ont suivi le traitement à base de CBD.

En plus de son efficacité, James Wampfler affirme aussi que le cannabis thérapeutique aurait « moins d’effets secondaires que les traditionnels myorelaxants », au plus grand bonheur des proches des malades ! « Je la sens plus apaisée », explique le mari d’une résidente qui vit aux Tilleuls depuis maintenant 5 ans. « Avant, elle était triste quand je partais et j’avais même l’impression qu’elle pleurait », souligne-t-il dans Le Matin Dimanche.

Anne-Laure Repond, secrétaire générale de la Fédération genevoise des EMS, soutient aussi cette alternative en expliquant qu’il faut « adapter l’accompagnement et les traitements aux besoins spécifiques de chaque résident » et en soulignant un désir de diminuer la surmédication.

Évidemment, ce nouveau type de traitement est encore en phase de test, comme l’explique Mauro Poggia, directeur de la Santé et des EMS genevois : « On me dit que certains résultats sont spectaculaires. Attendons toutefois les conclusions définitives du projet de recherche officiel en cours […] avant d’envisager tout développement de cette pratique. »


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