Alzheimer : une bactérie buccale soupçonnée d’être à l’origine de la maladie

Une étude indique que cette bactérie buccale pourrait causer la maladie d’Alzheimer2 min


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Des chercheurs américains ont identifié une bactérie buccale dans le cerveau de patients décédés atteints de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit évidemment d’une nouvelle piste qui vient renforcer le lien entre santé bucco-dentaire et cette affection.

Une bactérie buccale aux effets ravageurs :

Selon leur étude publiée dans la revue Science Advances, cet agent pathogène s’appellerait Porphyromonas gingivalis et serait responsable de la parodontite chronique, une inflammation des gencives et des os sur lesquels se fixent les dents. Mais les bactéries seraient plus nombreuses dans le cerveau des patients malades que dans ceux de personnes non atteintes de la maladie d’Alzheimer. De plus, cette bactérie est capable de produire des protéines neurotoxiques appelées gingipaïnes qui ont également été retrouvées dans le cerveau des patients étudiés.

Une molécule synthétique pour inhiber la gingipaïne

L’équipe californienne à l’origine de cette étude publiée dans la revue Science Advances aurait également observé des souris présentant une infection orale à Porphyromonas gingivalis. Celle-ci aurait alors entraîné « une colonisation du cerveau et une augmentation de la production de « Aβ1–42 », un composant des plaques amyloïdes ».

Or, ces plaques séniles s’accumuleraient entre les cellules neuronales pour perturber leur fonctionnement et les empêcher de communiquer entre elles. De plus, la gingipaïne serait néfaste pour la protéine Tau, une autre protéine nécessaire au bon fonctionnement des cellules du cerveau.

Afin de bloquer la production de cette protéine, les chercheurs ont alors mis au point des molécules synthétiques capables de réduire le taux de gingipaïne dans le cerveau. Ces molécules ont dès lors « inhibé la production de Aβ1–42, réduit la neuro-inflammation chez les souris et sauvé les neurones de l’hippocampe ».

Satisfaits de leurs recherches, ces scientifiques envisagent désormais d’utiliser cette molécule comme traitement pour éviter la prolifération du P. gingivalis dans le cerveau et ainsi prévenir la neuro-dégénérescence chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Cette bonne nouvelle ravivera sûrement l’espoir chez les personnes souffrant de cette maladie évolutive encore incurable. Alors, n’hésitez pas à la partager au maximum !


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